Score de Rio modifié. Pourquoi, comment ?
Depuis l’avènement des DMT dans la prise en charge de la SEP-RR et l’élargissement de l’arsenal thérapeutique, il est devenu primordial d’évaluer finement et précocement la réponse au traitement.1,2
Pourquoi ? Afin de pouvoir adapter au plus vite la prise en charge thérapeutique en cas de non-réponse ou de réponse sous-optimale, compromettant le pronostic du patient au long cours.1,2
2 scores composites existent pour aider les Neurologues dans leurs décisions thérapeutiques : le score de Rio et le score modifié de Rio.1,2
Le premier, publié en 2008, a établi les bases du suivi de traitement dans la SEP-RR à l’aide de 3 critères d’évaluation : l’activité clinique, l’activité IRM et la variation du score EDSS.1,2
Quelques années plus tard, ce score de Rio a été modifié pour en faciliter son utilisation, en abandonnant le critère de variation du score EDSS* et en ne reposant plus que sur 2 critères d’évaluation.1,2
En pratique, ces 2 critères portent sur l’évaluation du nombre de nouvelles poussées et de nouvelles lésions T2 à l’IRM, après 1 an de traitement par interféron. Une fois établi, le score modifié de Rio permet de stratifier, avec une spécificité de 97 % et une sensibilité de 24 %, les patients en 3 groupes en fonction de la probabilité d'aggravation de leur handicap sur les 4 années suivant la mise en route du traitement :1,2
Groupe 1 : risque faible (24%)
Groupe 2 : risque intermédiaire (33%)
Groupe 3 : risque élevé (65%)
Une évaluation IRM et clinique 6 mois plus tard permet d’affiner le pronostic des patients du groupe de risque intermédiaire, le plus difficile à interpréter en termes de prédictibilité.1,2